Grâce au projet Cascades, la Fédération nationale des femmes agricultrices du Bénin (Fenafab) a initié une formation sur les techniques de conservation et de stockage des légumes afin de lutter contre les pertes post-récolte et renforcer la sécurité alimentaire

Dans la commune de Djidja, la Fédération nationale des femmes agricultrices du Bénin (Fenafab) a organisé un atelier de renforcement de capacités de deux jours, consacré aux techniques de conservation et de stockage de l’amarante, du vernonia, du gombo et de la tomate. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Cascades, mis en œuvre par Caire International et Ascin, Il vise à améliorer la résilience des ménages face aux périodes de soudure. La formation s’est déroulée en deux phases : une partie théorique à la Mairie de Djidja et une partie pratique dans les locaux de la cellule communale.
L’objectif est de permettre aux femmes de mieux conserver leurs récoltes, d’améliorer leur commercialisation et de garantir une alimentation équilibrée à leurs familles, même en saison sèche. « Nous avons déjà formé nos femmes à faire des jardins potagers de cases et communautaires. Mais la production dépasse souvent la consommation ménagère. Certaines femmes sont tentées de vendre, mais il reste encore des pertes. C’est pourquoi nous avons initié des techniques de conservation, soit au frais, soit transformées, pour que pendant les périodes de soudure, elles puissent toujours disposer de légumes pour la nutrition du ménage. », explique Arsène Houiti, chargé de programme à la Fenafab.
Des techniques adaptées aux légumes fruits et feuilles

Les participantes ont appris à conserver les tomates, le piment et le gombo, mais aussi des légumes feuilles comme l’amarante, le basilic, le ‘’Gboman’’ et le vernonia. « La formation s’est déroulée en deux phases. La théorie a permis d’expliquer l’itinéraire technique de conservation. La pratique a permis aux femmes de mettre la main à la pâte. J’ai constaté que beaucoup sont vraiment intéressées, car elles vivent au quotidien la perte de ces légumes. Suite à cette formation, elles sont dévouées à les conserver.», précise Samuel Azonhoumon, technicien maraîcher et formateur. Au-delà des techniques, l’atelier a renforcé la mobilisation des femmes agricultrices autour d’un enjeu vital : la sécurité alimentaire. En réduisant les pertes et en valorisant les récoltes, ces pratiques contribuent à améliorer les revenus, tout en garantissant une alimentation saine et durable pour les ménages de Djidja.
Zéphirin Toasségnitché






