Bien plus qu’une activité économique, l’apiculture au Bénin s’impose comme un levier de lutte contre la pauvreté, de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement. Discrètes mais essentielles, les abeilles contribuent directement à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd 1, 2 et 13).

Pour de nombreuses familles, l’apiculture est devenue une véritable source de revenus. À N’dali, l’apiculteur Sariki Yantanou témoigne : « Lorsque vous avez des abeilles dans une exploitation de cajou, la production augmente de 200 %. » Une démonstration concrète de l’impact des abeilles sur la productivité agricole et sur la réduction de la pauvreté. Au-delà du miel, les abeilles jouent un rôle vital dans la pollinisation. Des études montrent qu’elles sont responsables de près de 15 % de la nourriture consommée dans le monde. En améliorant les rendements et la qualité des cultures, elles participent directement à l’objectif « Faim zéro ». Étroitement liées à l’environnement, les abeilles favorisent la préservation des arbres et des écosystèmes. Pour Florent Agani, technicien supérieur en apiculture, elles contribuent à atténuer les effets néfastes du changement climatique. Leur présence est un indicateur de la santé des milieux naturels. À Savalou, le Dr Raïmi Soumanou insiste sur l’importance de protéger les abeilles : « Elles sont un maillon discret mais fondamental des réseaux alimentaires. » Il appelle à sensibiliser et former les jeunes générations afin de garantir la survie de cette activité stratégique. L’apiculture au Bénin illustre parfaitement comment une activité traditionnelle peut devenir un pilier du développement durable. Entre lutte contre la pauvreté, sécurité alimentaire et protection de l’environnement, les abeilles rappellent que la prospérité des hommes dépend aussi de la survie de ces petits insectes.
Zéphirin Toasségnitché






