Le jeudi 8 octobre, la localité de Lontonkpa Mawuna, dans la commune de Za-Kpota, a accueilli la deuxième conférence dédiée aux hommes, pères de famille, organisée par le coach Anne Marie Gbènongbé. Placée sous le thème « Quand le foyer est éprouvé, comment rester maître de soi », cette rencontre a rassemblé plus de deux cents participants venus de différentes localités du département du Zou.

À Lontonkpa Mawuna, dans la Commune de Za-Kpota, la présidente du groupe Femme Solution et coordonnatrice du projet Fica-Feca de l’Ong Levons-nous et bâtissons, Anne Marie Gbènongbé, a réuni plus de deux cents hommes autour d’une réflexion essentielle : comment rester maître de soi lorsque le foyer traverse des épreuves. Une initiative saluée par les participants, qui y voient un levier puissant pour réduire les conflits familiaux et renforcer la paix sociale. À travers cette initiative, la promotrice entend associer davantage les hommes au combat pour l’épanouissement de la femme et la stabilité des familles. « Nous œuvrons pour l’émancipation de la femme à travers ses devoirs mais aussi le respect de ses droits au sein de la société. Nous ne pouvons pas gagner ce combat sans associer les hommes », a-t-elle expliqué. Selon elle, les échanges ont principalement porté sur les responsabilités de l’homme au sein du foyer ainsi que sur les comportements à adopter en période de crise afin de préserver l’équilibre familial. Des conseils pratiques ont également été partagés pour aider les couples à surmonter les tensions et à garantir un environnement serein aux enfants. Parmi les participants figure René Koto, originaire de Zoungbo-Tossota, dans la Commune d’Agbangnizoun. Il confie avoir découvert les activités du coach sur Facebook avant de décider de rejoindre le mouvement. « Les multiples conseils générateurs de construction de foyers que j’ai suivis m’ont motivé à effectuer le déplacement », a-t-il déclaré. Pour ce père de famille, il est difficile de distinguer une thématique plus importante qu’une autre tant les enseignements dispensés étaient pratiques et applicables au quotidien. « Tout ce qui a été développé est utile. S’il y a la paix dans les foyers, il y aura la paix dans le pays », a-t-il affirmé. Mieux encore, il estime repartir avec des outils concrets qui l’aideront à améliorer la communication au sein de sa famille. « En retournant à la maison, je compte engager un dialogue avec mon épouse afin que la paix règne davantage dans notre foyer », a-t-il ajouté. Profitant de l’occasion, il a encouragé la promotrice à poursuivre et multiplier ces séances de sensibilisation à travers les communautés.

Une réponse aux conflits conjugaux grandissants
Même enthousiasme du côté de Vincent Adjokpalo, venu du centre de Za-Kpota. Informé de la conférence la veille par un ami, il n’a pas hésité à faire le déplacement. « Tout ce qui a été débattu est du sérieux. Ce sont des enseignements capables de transformer positivement les foyers et de contribuer au règlement de nombreux conflits familiaux », a-t-il témoigné. Selon lui, le développement d’une société passe inévitablement par la stabilité des familles. « Pour qu’il y ait de l’évolution sur tous les plans, il faut qu’il y ait la paix dans les foyers. Et cela dépend à la fois du père et de la mère », a-t-il souligné. Touché personnellement par plusieurs situations évoquées durant la conférence, il souhaite voir cette action s’étendre à une plus grande échelle afin que davantage d’hommes et de femmes acquièrent les outils nécessaires pour prévenir les crises conjugales. Face à la recrudescence des tensions familiales, des divorces et des problèmes de santé liés au stress, il estime que la sensibilisation demeure une réponse indispensable. Au-delà des conseils prodigués, cette deuxième conférence des hommes apparaît comme un véritable investissement humain. En plaçant le dialogue, la responsabilité et la maîtrise de soi au cœur des échanges, les organisateurs ambitionnent de faire du foyer un espace de paix durable. Un objectif qui résonne fortement auprès des participants, convaincus qu’un foyer apaisé constitue la première pierre d’une société stable, harmonieuse et prospère.

Parmi les nombreux participants à la conférence sur le thème « Quand le foyer est éprouvé, comment rester maître de soi », figure également Djibril Carlos Gbèdèyihoué, maire des jeunes de la Commune de Bohicon au sein de l’Association gouvernement des jeunes du Bénin. À l’issue des échanges, le jeune responsable dit avoir été particulièrement impressionné par la franchise et l’audace de la conférencière. « Ce qui m’a marqué le plus, c’est son courage. Elle a osé prononcer des mots que beaucoup de femmes et d’hommes n’arrivent souvent qu’à murmurer à voix basse », a-t-il confié. Selon lui, aborder ouvertement les réalités et les difficultés qui minent les foyers constitue déjà un premier pas vers leur résolution. Pour le maire des jeunes de Bohicon, cette rencontre a été avant tout une séance d’apprentissage. Il estime que les enseignements reçus permettront aux participants de mieux faire face aux tensions et aux conflits dans leurs familles respectives. « Nous sommes venus apprendre. L’essentiel est de comprendre afin de mieux contribuer à la gestion des crises dans nos foyers », a-t-il expliqué. Passionné du numérique, il suivait jusque-là les interventions d’Anne Marie Gbènongbé à travers les réseaux sociaux. Cette conférence lui a offert l’occasion de vivre l’expérience en présentiel et d’apprécier davantage la portée du message. Au-delà des différents conseils pratiques abordés au cours de la rencontre, une idée a particulièrement retenu son attention, l’importance de la maîtrise de soi dans la préservation de l’harmonie familiale. « Aujourd’hui, j’ai compris que la maîtrise de soi n’est pas une faiblesse. C’est aussi une force », a-t-il affirmé. Pour lui, cette capacité à contrôler ses émotions et ses réactions existe en chacun et peut être développée lorsque les circonstances l’exigent. Djibril Carlos Gbèdèyihoué invite enfin les hommes à s’impliquer davantage dans de telles initiatives au lieu de rester simples observateurs. « L’essentiel est d’essayer. Il ne suffit pas de rester à distance en disant que cela ne sert à rien. Il faut venir, écouter et expérimenter », a-t-il souligné. Un témoignage qui traduit l’impact de cette conférence sur les participants et renforce le message porté par les organisateurs : des foyers apaisés constituent le socle d’une société stable et d’un développement durable.
Zéphirin Toasségnitché






