Formation agricole et protection civile : le Bénin mise sur la résilience face aux défis climatiques

Face à l’intensification des risques climatiques, le gouvernement béninois multiplie les initiatives pour renforcer la résilience des populations et des territoires. Le Conseil des ministres du 11 mars 2026 a ainsi adopté plusieurs décisions structurantes dans les domaines de la formation agricole et de la protection civile.

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Trois nouvelles écoles professionnelles de formation agricole seront construites dans les communes de Bassila, Ouessè et Zè. Ces infrastructures s’inscrivent dans un vaste programme national prévoyant la construction et la réhabilitation de 26 établissements de formation agricole, dont 12 lycées techniques et 14 écoles professionnelles .

L’objectif est clair : former une nouvelle génération d’exploitants agricoles capables d’adopter des pratiques modernes, durables et résilientes face aux défis climatiques. « En renforçant la formation agricole, le gouvernement entend soutenir la transformation structurelle du secteur et promouvoir une agriculture plus productive et respectueuse de l’environnement » .

Cette orientation rejoint les ambitions de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin (Cna-Bénin), qui a réuni ses partenaires techniques et financiers le 13 mars autour de sa stratégie 2026-2030. Celle-ci prévoit notamment le programme Ecolab-Bénin, doté de 3,32 milliards F CFA, visant à accompagner la transition vers une agriculture durable avec 120 fermes-écoles agroécologiques et la formation de 500 agri-formateurs communautaires .

Renforcer la protection civile

Parallèlement, le gouvernement a autorisé la construction de centres de secours dans plusieurs communes et l’acquisition de nouveaux équipements d’intervention, incluant des camions citernes d’incendie, des véhicules de lutte anti-incendie et des unités de secours aux victimes .

Ces infrastructures permettront d’améliorer la prévention et la gestion des catastrophes, dans un contexte marqué par l’intensification des risques climatiques. Inondations, sécheresses, incendies : les phénomènes extrêmes se multiplient et appellent une réponse structurée.

Une approche intégrée

Ces différentes mesures témoignent d’une approche intégrée du développement durable, où la formation des hommes et des femmes, la protection des écosystèmes et le renforcement des capacités institutionnelles sont pensés comme des leviers complémentaires.

« La préservation des écosystèmes, la modernisation de l’agriculture et le renforcement des capacités institutionnelles apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour bâtir un modèle de développement durable et résilient », souligne le compte rendu du Conseil des ministres .

L’investissement dans le capital humain, qu’il s’agisse des futurs agriculteurs formés dans les nouvelles écoles ou des agents de protection civile déployés sur le terrain, constitue le socle de cette stratégie. Comme le rappelle la Vision nationale de développement 2060, c’est en faisant du capital humain le pilier de la résilience que le Bénin pourra « renforcer sa productivité, favoriser l’inclusion sociale et assurer la stabilité à long terme de la nation » .

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