Protection des zones humides : le Bénin délimite 530 hectares face à la pression urbaine

Le Conseil des ministres du 11 mars 2026 a autorisé des travaux de délimitation des zones marécageuses à préserver dans l’agglomération du Grand Nokoué. Près de 30 hectares de zones humides seront délimités à Sèmè-Podji et environ 500 hectares à Cotonou .

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Ces espaces humides jouent un rôle crucial dans la régulation naturelle des eaux et la prévention des inondations dans les communes du sud du Bénin. Pourtant, ils sont de plus en plus menacés par la pression foncière et l’expansion urbaine . L’urbanisation rapide de la région du Grand Nokoué, qui concentre une part importante de la population et des activités économiques du pays, exerce une tension constante sur ces zones naturelles.

L’initiative gouvernementale vise à préserver ces écosystèmes qui contribuent à la gestion des eaux pluviales, tout en protégeant la biodiversité aquatique et faunique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de développement durable et de résilience face aux risques climatiques .

Renforcement des capacités de protection

Parallèlement à cette mesure, le gouvernement a validé le recrutement et la formation de 135 fonctionnaires des Eaux, Forêts et Chasse, dont 95 gardes forestiers, 25 contrôleurs et 15 conservateurs. Ces nouveaux agents viendront renforcer les capacités opérationnelles de l’administration chargée de la protection des ressources forestières et de la faune .

Ce renforcement des effectifs permettra d’améliorer la surveillance des forêts, de lutter contre l’exploitation illégale du bois et de préserver les réserves naturelles du pays. Il répond à l’urgence de la déforestation et de la dégradation des écosystèmes, accentuées par les pressions démographiques et économiques.

Un projet touristique sous conditions

Toujours dans une perspective de développement durable, le Conseil des ministres du 18 février 2026 avait examiné le projet de construction du Resort urbain et balnéaire d’Avlo, à Grand-Popo. Ce projet, destiné à promouvoir une offre balnéaire haut de gamme dans une approche orientée vers l’écotourisme, devra faire l’objet d’une étude d’impact environnemental et social approfondie .

Cette étude, réalisée en plus des études architecturales et techniques, vise à « garantir la qualité et la durabilité des ouvrages ainsi que la préservation de l’écosystème côtier » . Elle devra s’assurer de la conformité du chantier avec les normes environnementales requises, dans une région où le littoral est particulièrement vulnérable à l’érosion et à la dégradation.

Ces différentes mesures témoignent d’une prise de conscience de l’importance des écosystèmes naturels comme infrastructures vertes essentielles à la résilience des territoires. Dans un contexte de changement climatique, la préservation des zones humides et des forêts n’est plus perçue comme une contrainte, mais comme un investissement pour l’avenir.

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